«Le besoin était là, il a toujours été là, et nous, dans la communauté, on l’a vu bien avant que le gouvernement ne le reconnaisse. Nous étions des pionniers dans la manière créative de répondre à ce besoin.»
-Djakomo
Jusque dans les années 1990, le travail de Djakomo était principalement axé sur les aspects culturels de plusieurs organisations communautaires anglophones et noires haïtiennes ; il s'est ensuite davantage impliqué dans l'alphabétisation et la francisation des nouveaux arrivants, répondant ainsi aux difficultés linguistiques et scolaires des jeunes et de leurs parents. Djakomo souligne que les écoles ne fournissent pas toujours un soutien adéquat, ce qui incite les familles à se tourner vers les organismes communautaires. Selon lui, la force de l’une des organisations haïtiennes pour lesquelles il a travaillé réside dans un accompagnement rigoureux et constant, ce qui motive les jeunes à persévérer. D’après Djakomo, certaines IESCN de plus grande envergure, dont certaines pour lesquelles il a travaillé, ont pu étendre leur influence et leur impact au-delà des portes de leurs organisations, notamment en collaborant avec les Centres Locaux des Services Communautaires (CLSC). Néanmoins, Djakomo précise que ces mêmes instances provinciales, ont interdit les cliniques communautaires créées par les IECNNs, et d’autres organismes communautaires.