«Ne pathologisons pas nos communautés et ne reproduisons pas l'élitisme. Bâtissons plutôt sur nos richesses.»
-Godfrey
Pour Godfrey, le climat de racisme anti-Noirs qui règne dans le système scolaire québécois conduit à la pathologisation de la communauté noire, des élèves et des parents noirs. Il souligne que des organisations noires de Montréal œuvrent dans le domaine de l'éducation depuis le début du XXe siècle, notamment le Coloured Women’s Club of Montreal et la section montréalaise de l'UNIA. Godfrey évoque également l'affaire Sir George Williams comme un tournant dans la prise de conscience politique et l’urgence d’aborder les enjeux éducatifs au sein de la communauté noire. Godfrey rappelle que des moments de crise, tels que des cas de brutalité policière, ont souvent mené à la création de nouveaux IESCN. Il insiste aussi sur le fait que les IESCN doivent veiller à ne pas reproduire, dans leurs initiatives éducatives, des conceptions élitistes de la réussite. Dans son entretien, Godfrey aborde également le rôle joué par les femmes au sein des IESCN, qu’il décrit comme les piliers de nombreuses organisations, malgré une reconnaissance publique moindre.