«Avant de solliciter des bailleurs de fonds fortunés, nous étions une communauté. Les prétendus sauveurs blancs ne comprennent ni le racisme systémique ni notre vision. J'en ai assez de devoir présenter nos communautés comme « dans le besoin » pour obtenir des financements.»
-Judith
Judith perçoit les IESCN comme une réponse aux défaillances systémiques qu'elle a elle-même subies, d'abord comme élève, puis comme enseignante. À ses yeux, l'école s'est peu à peu institutionnalisée et n'offrait plus un environnement sûr aux élèves noirs. Les premiers succès des IESCN s’expliquaient par le lien étroit entre la direction des organisations et la communauté. Mais les IESCN ont ensuite commencé à éprouver des difficultés sous l’effet d’une pression croissante, d’exigences déconnectées de la réalité imposées par les bailleurs de fonds, ainsi que d’une gouvernance interne fragile. Judith estime que les bailleurs de fonds extérieurs à la communauté éloignent les organisations de leurs missions fondamentales.