«Le financement gouvernemental limite notre capacité à élaborer des programmes selon nos propres conditions ; nous devons adopter une approche afrocentrée.»
-Monica
Dans sa jeunesse, Monica a fréquenté des IESCN et a été encadrée par les dirigeants de ces organismes. Ces organismes ont éveillé son esprit militant. Plus tard, elle est elle-même devenue responsable d'une IESCN. Monica perçoit l'essor des IESCN comme une réponse capable d'offrir l'éducation afrocentrée que les écoles ne pouvaient pas dispenser. Selon elle, les organisations noires précédentes proposaient des programmes destinés aux Noirs, mais les exigences des bailleurs de fonds gouvernementaux ont commencé à limiter leur capacité à répondre aux besoins spécifiques des communautés noires et ont engendré une concurrence féroce entre les IESCN, où certains groupes devaient parfois se livrer à des pratiques impitoyables pour obtenir les fonds limités. Monica explique sa vision d'un modèle fédérateur d'organismes noires à Montréal, où les communautés noires disposent d'un espace partagé où les différents groupes conservent leurs identités tout en agissant collectivement. Elle explique que des éléments de ce modèle commencent à émerger dans certaines IESCN montréalaises. Monica n'est plus que vaguement liée aux BCSE, car elle estime que cela lui permet une plus grande liberté pour mener des initiatives sans les contraintes du financement gouvernemental.