«La représentation est absente de nos programmes et de nos enseignants. Nous devons pouvoir nous concentrer sur les élèves noirs sans avoir à nous justifier.»
-Nirva
Nirva était enseignante et bénévole dans un programme de tutorat d’une IESCN. Elle perçoit les IESCN comme une réponse aux lacunes du système scolaire telles que le manque de pédagogie adaptée aux réalités culturelles, les examens biaisés et le sur-orientation des élèves noirs vers les filières d'éducation spécialisée. Elle souligne également le manque de représentation des Noirs dans les écoles. Nirva explique que certains IESCN ont vu le jour pour soutenir les parents ayant une connaissance limitée du système scolaire. Elle remarque que si le conseil d'administration de son BCSE est aujourd'hui majoritairement composé de femmes et de personnes plus âgées, il était auparavant principalement occupé par des hommes. Nirva estime que ce changement reflète l'évolution de la profession enseignante au fil des ans, avec une présence accrue des femmes dans l'enseignement.
Nirva déplore que les IESCN ne puissent fonctionner sans avoir à se justifier auprès d'institutions majoritairement blanches. Elle met en lumière les contraintes budgétaires qui obligent les BCSE à rogner sur les coûts en sous-payant le personnel et en réduisant les fournitures. Nirva se dit surprise que cette situation persiste à Montréal. Elle s'interroge sur la sincérité des bailleurs de fonds quant aux projets qu'ils financent.