«Je suis devenue un faiseur de troubles pour avoir refusé les attentes racistes envers nos enfants et pour avoir contesté un système qui prenait les langues caribéennes pour un signe de déficience. Ça ne me dérangeait pas.»
-Tony
Tony décrit un système qui pénalise les élèves noirs et leurs familles. Il s'inquiétait de ce que l'usage des langues caribéennes soit perçu comme un signe de déficience intellectuelle, ce qui avait pour conséquence de placer des élèves noirs provenant des Caraïbes dans des classes destinées aux élèves en difficulté d'apprentissage. Tony a constaté le traitement raciste infligé aux élèves par les enseignants et s'inquiétait du fait que les nouveaux immigrants évoluent dans un système où les préjugés raciaux ne leur sont pas toujours apparents. En défendant les élèves noirs et leurs familles, Tony s'est souvent heurté à l'administration scolaire, mais il considérait ces difficultés comme une conséquence inévitable de sa lutte contre les injustices subies par ces élèves et leurs familles. Il se qualifie lui-même de « fauteur de troubles ». Ce travail a parfois eu des conséquences négatives pour lui, mais il a assumé ce rôle si c'était le prix à payer pour que ses élèves puissent réaliser pleinement leur potentiel.