«Je veux voir plus de vision et de stratégie, pas plus de dîners de spaghettis.»
-Wilma
Wilma retrace l'histoire des BCSE, qu'elle perçoit comme une réaction à l'école eurocentrée et comme des organismess inculquant de bonnes valeurs, tout en offrant un soutien scolaire et une formation professionnelle. Elle identifie le Garveyisme et l'United Negro Improvement Association (UNIA) de Montréal comme des influences fondatrices sur les IESCN. Elle estime qu'après l'expropriation du bâtiment de l'UNIA, l'organisation a perdu de son dynamisme, privée d'un espace physique qui lui soit propre. Wilma considère l'affaire Sir George Williams et la loi 101 comme des tournants majeurs dans l'histoire des IESCN à Montréal. Elle revient sur la protection des archives des IESCN auxquelles elle a participé et sur son rôle dans les efforts déployés pour assurer la pérennité de l'organisation face à l'instabilité financière et aux difficultés rencontrées au sein du conseil d'administration. Wilma déplore la dépendance aux dîners de spaghettis et aux petites collectes de fonds. Elle souligne la nécessité d'un leadership plus stratégique, notamment en nommant au sein des conseils d'administration des personnes capables de lever des fonds et possédant des connaissances juridiques et systémiques.